vendredi 26 juin 2009

le siege par les anglais




Les Anglais ne peuvent laisser la place de Tartas à l’ennemi, dans une région dont ils sont les maîtres. Aussi, entreprennent ils de s’en emparer pour renforcer leur frontière méridionale et aussi pour tire vengeance des courses et agressions répétées du sire d’Albret.

Ils assemblent dans le bordelais et les marches voisines une armée de cinq à six mille combattants anglais et gascons. Cette armée est sous les ordres de Gaston de Foix-Grailly, captal de Buch, de Jean Holland comte de Huttington, récent lieutenant général du roi Henri VI en Guyenne, qui vient de débarquer à Bordeaux avec des renforts, d’Edmont Beaufort comte Dorcet, amiral, et de Thomas Rampston le sénéchal résidant à Saint Sever.

Le siège de Tartas est mis « lo darer jorn deu mes d’ahost daren passat » - le 31 aoùt1441 - par Thomas Rampston, cent hommes d’armes et quatre cents archers, avec l’appui de « canons, engins volans et autre artyllerie ».

Le siège de la ville défendue par Charles II d’Albret, dure un mois selon Jean de Wavrin, puisant dans la chronique de Monstrelet, « devant laquele ilz furent bien ung mois, ycelle combatant et oppressant par pluiseurs assaulz et divers engiens»

Pourtant, selon la chronique d’Alain Chartier « y tindrent le siège l’espace de six ou sept moys ou environ » - Dans une supplique des habitants datée de 1456 les habitants confirment en rappelant qu’ « à ceste occasion ont ésté assiégéz l’espace de six mois par les Angloys ». De même, un texte contemporain précise bien que des deux Etats de la sénéchaussée des Lannes ont supporté le paiement des gages des soldats assiégeants pendant six mois.



Dans leurs suppliques, les habitants rappellent les dégâts occasionnés par le siège de la ville, durant lequel « ésglises, hospitalz, murailles et maisons ont esté diruiz et abattuz dedans et dehors, vignes, jardins …tant qu’il n’y demoura arbre qui portast fruict, pluseurs personnes mors d’armes, de faim et de povreté »

Charles d’Albret et le vicomte de Lomagne, pour faire lever le siège, ravagent la Chalosse et en particulier les terres du seigneur de Lescun, lieutenant du sénéchal, notamment Coudures, Audignon, Sainte Colombe et Eyres.

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